
Avec un exosquelette
Muer pour grandir. Faire du fil. Avoir une carapace. Vivre dans un monde de vibrations et d’odeurs. Être prédatrice. Quel dépaysement !
La première Fiction corporelle
Depuis longtemps je m’amusais à vivre des déformations avant de m’endormir.
Je cherchais comment les partager. Plus précisément, je cherchais quelle forme concrète proposer à ce que j’appellerai bientôt “des sculptures dont votre corps humain est la forme de départ”.
Sous le toucher d’une praticienne de Body Mind Centering, je m’étais retrouvé dans l’état moelleux d’une méduse. Mais pour cette première, je cherchais davantage une déformation qu’un changement de consistance.
Un soir, alors que j’avais une main sur le cœur, j’ai senti des pattes pousser de part et d’autre des quatre vertèbres dorsales en contact avec le matelas. L’évidence s’est imposée : devenons araignées ! Après trois mois d’enquête et de prototypage est née la première des Fictions corporelles.
Par la suite d’autres modes attentionnels ont été explorés.
